Coupe du monde de rugby 2023 : un rendez-vous manqué pour le tourisme à Paris

Un événement planétaire attendu

La Coupe du monde de rugby 2023, organisée en France du 8 septembre au 28 octobre, devait être un moteur extraordinaire pour l’économie et l’attractivité touristique.
À Paris, les acteurs de la location courte durée, les hôteliers et les plateformes comme Airbnb se préparaient à un afflux record de voyageurs internationaux.

Avec des matchs au Stade de France et une ferveur attendue dans les rues parisiennes, l’occasion semblait rêvée pour booster les séjours touristiques et remplir les calendriers des hôtes.

Des attentes élevées… mais des résultats décevants

Malgré l’ampleur de l’événement, les résultats pour le secteur touristique parisien ont été en deçà des espérances :

  • Les réservations en location courte durée n’ont pas atteint les niveaux anticipés.
  • De nombreux voyageurs étrangers ont choisi de concentrer leurs séjours autour des villes hôtes de province (Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse), au détriment de Paris.
  • Les revenus espérés n’ont pas été concrétisés : l’écart entre projections et réalité a laissé un goût amer aux professionnels.

Pour beaucoup d’hôtes Airbnb, l’automne 2023, censé être historique, a ressemblé à une saison touristique classique, sans l’élan supplémentaire attendu.

Pourquoi Paris n’a pas bénéficié pleinement de l’effet Coupe du monde ?

Plusieurs facteurs expliquent ce rendez-vous manqué :

1. La concurrence des autres villes hôtes

Les supporters de rugby, passionnés et festifs, ont préféré rester au plus près des stades de province. Résultat : moins de passages prolongés à Paris en dehors des jours de match.

2. Une image ternie à l’international

Les émeutes de juillet 2023, liées à la mort de Nahel, avaient déjà marqué les esprits. L’image de Paris restait fragile auprès de nombreux voyageurs étrangers, ce qui a pu freiner certaines réservations.

3. Des prix parfois trop élevés

Entre hôtels et Airbnb, les tarifs avaient fortement augmenté en anticipation de la demande. Beaucoup de voyageurs ont finalement choisi des séjours plus courts, ou des destinations alternatives.

Airbnb et location courte durée : des revenus en demi-teinte

Les hôtes et conciergeries spécialisés dans la location courte durée à Paris espéraient un véritable effet Coupe du monde.
Mais dans la pratique :

  • Les taux d’occupation n’ont pas dépassé les moyennes des années précédentes.
  • Les revenus locatifs n’ont pas connu le bond espéré.
  • La dynamique estivale n’a pas trouvé son prolongement à l’automne.

Les plateformes comme Airbnb, qui misaient sur cet événement sportif pour mettre en avant Paris, ont constaté un retour sur investissement limité.

Et maintenant ? L’espoir des Jeux Olympiques 2024

Si la Coupe du monde de rugby 2023 n’a pas été le catalyseur attendu, tous les regards sont désormais tournés vers les Jeux Olympiques de Paris 2024.

  • Avec une couverture mondiale inédite,
  • Des millions de voyageurs attendus,
  • Une demande exceptionnelle pour la location courte durée et les Airbnb à Paris,

… les JO représentent une chance unique de transformer enfin la promesse touristique en réalité économique.

La Coupe du monde de rugby 2023 devait être une vitrine, mais Paris n’a pas récolté les bénéfices espérés. Entre image fragilisée, concurrence des villes hôtes et déséquilibre entre prix et demande, le bilan est resté en demi-teinte.

Reste à espérer que les Jeux Olympiques de 2024 marqueront le véritable tournant : celui d’un Paris accueillant, sûr, et à la hauteur de son statut de capitale mondiale du tourisme.

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