
Après un été festif et sportif marqué par les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, nous vous souhaitons une excellente rentrée.
Le marché de la location courte durée : évolution et tendances
Depuis son émergence dans les années 2010, le marché de la location courte durée à Paris était réservé à une niche de propriétaires et d’investisseurs et a connu ses meilleures performances au premier semestre 2023.
Depuis 18 mois, ce secteur s’est largement démocratisé grâce à la promesse de revenus “faciles” accentués par deux événements internationaux : la Coupe du monde de rugby ou encore les Jeux de Paris.
Résultat : de nombreux nouveaux acteurs, parmi lesquels :
- Les particuliers, dont l’intérêt pour la location courte durée a été stimulé un an avant l’arrivée des JO 2024 par les revenus exceptionnels vantés dans de nombreux articles de presse.
- Les institutionnels de l’immobilier, dont l’intérêt est apparu quelques mois après la fin de la pandémie de Covid-19 avec un stock de bureaux vides facilement transformables en logements destinés à la location courte durée.
- Les arbitragistes, très répandus dans les pays anglo-saxons, ces entrepreneurs signent des baux 3-6-9 avec des propriétaires de locaux commerciaux et prennent en charge les coûts d’aménagement pour les transformer et les exploiter en logements dédiés à la location courte durée. Leur objectif ? Dégager une marge entre les revenus générés et le loyer qu’ils paient.
L’arrivée simultanée de ces trois acteurs a considérablement augmenté le nombre de logements disponibles à Paris, ce qui a conduit à une saturation du marché.
Avec une demande constante et une offre démultipliée, le marché, pour s’équilibrer, va chercher de nouveaux niveaux.
- Les taux d’occupation (TO) ont baissé de 14% à 26% à Paris par rapport à l’année précédente.
- L’évolution des prix montre une baisse comprise entre 14% et 34%.
- Les fenêtres de réservation sont de plus en plus courtes, ce qui est typique lorsque les attentes restent fortes. On observe une réduction de 10% à 30% depuis un an. Cette donnée nous montre combien les hôtes espèrent jusqu’au dernier moment louer à des prix hors marché, paniquent et baissent considérablement les prix trois à quatre semaines avant la date d’échéance.
Conséquence : une baisse des revenus de 30% à 44% au cours des 9 derniers mois.

L’approche Joie Paris “orientée données”
Chez Joie Paris, lors de l’onboarding de nos propriétaires, nous leur clarifions que les performances passées ne garantissent pas les performances futures. L’art consiste donc à s’adapter à chaque situation avec les bons outils et à laisser de côté les émotions lorsqu’il s’agit de performances financières. La location courte durée s’inscrit désormais dans un marché volatile. Joie Paris prend la majorité de ses décisions en se basant sur des données chiffrées et objectives. Nous collaborons avec des partenaires de confiance spécialisés, auprès desquels nous commandons nos études hebdomadaires. Ces analyses nous permettent d’ajuster notre stratégie et d’anticiper les tendances. Cette méthode nous permet également de tenir les propriétaires informés de manière transparente sur l’évolution du marché.

Pas d’améliorations à prévoir, sauf si…
- Le nombre de touristes se multiplie miraculeusement !
- Les acteurs du marché ne s’y retrouvent plus.
- Les arbitragistes ne peuvent plus maintenir la différence entre leurs revenus, en baisse, et leurs loyers.
- Les particuliers, qui atteignent à peine l’équilibre par rapport à une location meublée, s’interrogent sur la viabilité du modèle.
- Les foncières, bien qu’encore peu affectées, disposent de ressources plus solides. Elles s’orientent de plus en plus vers des services de conciergerie mieux adaptés à répondre à leurs exigences, ce qui n’était pas nécessaire lorsque tout allait bien.
Quelle perspective pour les mois à venir ?
Deux scénarios possibles :
- Soit nous entrons dans une nouvelle ère pour la location courte durée où il faudra s’acclimater à ces revenus et être mieux accompagné que son voisin pour louer son bien dans un marché concurrentiel.
- Soit certains acteurs ne s’y retrouvent plus, et le nombre de biens diminue drastiquement, seul phénomène pouvant faire remonter les revenus.

« Trop d’entreprises prennent des décisions basées sur ce qu’elles pensent savoir, plutôt que sur ce que les données révèlent », Jeff Bezos.
Juan B.
Fondateur, Joie Paris



